Astrologie mondiale

INDEX

        L'HISTOIRE ET L'ASTROLOGIE

 

 

        INTRODUCTION

 

 

 I.    FONDEMEMENTS

 

 

 

    LES CONSTITUTIONS UNIVERSELLES

 

 

     GRANDES CONJONCTIONS ET CYCLES PLANÉTAIRES

 

 

    CONSTITUTIONS UNIVERSELLES ET LIEUX ACTIFS

 

 

    LES PRINCIPALES CONSTITUTIONS UNIVERSELLES

 

 II.    DU POUVOIR POLITIQUE

 

 III.  LES SIGNES DU ZODIAQUE

 

 

 IV.  LES PLANÈTES

 

 

 V.   LES MAISONS

 

 

 VI.  LES PLANÈTES EN SIGNES ET EN MAISONS

 

 VII. LES GRANDES CONJONCTIONS

    DE JUPITER À PLUTON

 VIII. LA GRANDE ANNÉE

 

 

    LA PRÉCESSION DES ÉQUINOXES

 

    CONSTELLATIONS ET SIGNES DU ZODIAQUE

 

    LA GRANDE ANNÉE ET LES RYTHMES DE L'HISTOIRE


L'HISTOIRE ET L'ASTROLOGIE

    L'histoire mondiale relate des événements collectifs tels que l'histoire des nations, des villes ou des grands personnages qui ont marqué leur temps.
    Les événements historiques sont des événements collectifs datés grâce au travail des historiens. Aussi peuvent-ils donner lieu à une interprétation astrologique grâce à une astrologie adaptée aux collectivités, encore appelée Astrologie mondiale. Par elle, on peut expliquer le caractère et la destinée d'une nation, la puissance d'une ville, l'issue d'un traité ou d'une guerre, la politique d'un chef d'État, bref le destin des peuples et des entreprises collectives.

INTRODUCTION

    L'astrologie mondiale fonde essentiellement son analyse sur deux piliers :

l'étude du thème astral d'une collectivité. Il convient pour cela de connaître précisément la date et l'heure de l'événement historique fondateur et de monter la carte du ciel correspondante.

l'étude des cycles planétaires de cette collectivité. Généralement, des événements importants naissent sous des aspects planétaires puissants dont on étudiera le développement cyclique.

    De ce point de vue l'histoire n'est pas linéaire mais répond à une vision cyclique du temps.

Bibliographie

I.  FONDEMENTS

  1. LES CONSTITUTIONS UNIVERSELLES

    1. DÉFINITION
    2.     L'astrologie mondiale distingue les thèmes individuels ou généthliaques des thèmes collectifs ou mondiaux. Dans son Astrologia Gallica (XXVè livre), Morin de Villefranche les nomment respectivement "Constitutions particulières" et "Constitutions universelles".
          L'astrologie généthliaque ou astrologie des Constitutions particulières est généralement connue du grand public, plus souvent sous le nom vulgaire d'horoscopes. De nombreuses publications, généralement médiocres, lui sont dédiées. Nous n'y reviendrons pas.
          L'astrologie mondiale ou astrologie des Constitutions universelles est en revanche peu connue ou peu étudiée et c'est dommage. Peu d'ouvrages lui sont consacrés. Pourtant elle étudie le destin des Peuples, notamment sous la forme d'astrologie politique, matière passionnante en soi.

           Voici la définition qu'en donne Morin de Villefranche :
      "Alors qu'on nomme Constitution particulière du Ciel celle qui est déterminée vis-à-vis d'une individualité quelconque et ne se rapporte qu'à elle, la Constitution universelle est celle qui affecte la totalité d'une région ou d'une ville et des humains, plantes et animaux, qui y vivent".

          On dénombre plusieurs variétés de Constitutions universelles. Sont principalement distinguées celles qui gouvernent les civilisations, les états, les régions et les villes. Plus rarement celles attachées aux entreprises, immeubles, bateaux ou associations. Concernant les États, une place de choix est réservée aux Constitutions des chefs d'États car de leurs décisions peut dépendre le sort d'une nation.
          On considère également les Constitutions mondiales tels les cartes d'équinoxes et de solstices (ingrès), de lunaisons ou de conjonctions planétaires. Ces cartes, montées pour telle région de la Terre, peuvent présenter des aspects planétaires majeurs dans certaines Maisons (notamment cardinales), désignant cette région comme particulièrement concernée par le Ciel.
          Enfin, il convient de prendre en considération les Directions des thèmes, tant les Révolutions que les Progressions.

    1. LA HIÉRARCHIE DES CONSTITUTIONS UNIVERSELLES
    2.     Ptolémée l'a exposé brièvement dans son Quadripartite. Pour lui comme pour ses successeurs, la Constitution universelle prime la Particulière. Plus précisément, les Constitutions universelles s'imbriquent les unes dans les autres, du Général au Particulier, et telle Constitution secondaire ne peut agir que si la Constitution englobante exprime déjà la même chose.
          Par exemple, une lunaison d'été ne pourra déclencher un événement que s'il est déjà annoncé dans l'ingrès d'été (solstice) précédent et l'événement sera particulièrement puissant si l'ingrès de printemps (englobant celui d'été) le signifie également.

          Les détracteurs de l'astrologie invoquent souvent l'argument selon lequel, dans un accident collectif, les morts ne sont pas tous nés sous un Ciel catastrophique. Pourtant la théorie de la hiérarchie des Constitutions universelles suffit à répondre à cette objection.
          Prenons l'exemple d'un grave accident d'autocar entraînant la mort de plusieurs passagers. On s'aperçoit que le thème natal du conducteur, maléficié, l'emporte sur celui des passagers en tant que Constitution universelle relative à un ensemble de Constitutions particulières. Pire, l'accident sera d'autant plus inéluctable que la Constitution universelle englobante du patron ou de la société d'autocars viendra confirmer et renforcer celle, secondaire, du chauffeur. Seuls les passagers ayant une Constitution particulière suffisamment puissante pour contrebalancer la Constitution universelle de l'événement seront épargnés.

          Plus généralement, dans une collectivité, la carte du Ciel du dirigeant forme une Constitution universelle relativement aux Constitutions particulières des membres de la collectivité. Et, s'agissant d'un chef d'État, son rôle sera d'autant plus éminent que sa Constitution particulière sera en phase avec la Constitution universelle du pays gouverné.

  1. GRANDES CONJONCTIONS ET CYCLES PLANÉTAIRES
  2.     Les conjonctions planétaires engendrent à travers leur développement cyclique tantôt des événements quotidiens tantôt des périodes historiques selon que les astres en cause parcourent le ciel rapidement ou lentement.
        Par vitesse orbitale géocentrique décroissante les planètes se classent ainsi :
               – Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton –
    où les astres inférieurs (Lune-Soleil) sont dits rapides et les astres supérieurs (Jupiter-Pluton) lents. Mars, quant à lui,  est considéré comme un astre médian, ni lent ni rapide.
         Les astres rapides se caractérisent par leur action de court terme et déclenchent les événements au quotidien. Les astres lents agissent sur le long terme et engendrent les périodes historiques. Ainsi la Nouvelle Lune renouvelle le mois tandis que la Grande Conjonction Neptune-Pluton décrit une période historique de cinq siècles.

        On s'intéressera donc d'abord à l'étude des cycles lents ou Grandes conjonctions, qui décrivent le contexte mondial global, avant d'approfondir l'analyse des cycles rapides ou Petites conjonctions, qui déclenchent les événements, notamment le cycle lunaire en dernier lieu.
        On portera toutefois une grande attention à la planète Mars, symbole d'action pure, comme "déclencheur" naturel d'événements lors de ses transits ou aspects avec d'autres astres.

        Par ailleurs, un événement mondial né sous une Grande conjonction vibrera particulièrement aux aspects de ces astres lors du développement du cycle (conjonction, opposition, carré, trigone, sextile). De même les astres situés dans les Maisons cardinales engendrent des cycles puissants au déroulement desquels on sera attentif. Ainsi, un thème mondial présentant Jupiter à l'Ascendant et Neptune au Milieu du Ciel vibrera au rythme du cycle Jupiter-Neptune. Enfin les transits planétaires sur les lieux sensibles du thème mondial déclenchent généralement des événements inscrits dans le cycle historique engendré par l'événement fondateur.

    1. LES CONJONCTIONS SYNODIQUES
    2.     En astrologie mondiale, la trame de fond historique est donc dépeinte par les cycles des dix Grandes conjonctions lentes allant de Jupiter-Saturne à Neptune-Pluton.
         On appelle synode la durée du cycle séparant deux conjonctions successives des mêmes astres. Ainsi deux astres A1 et A2, de périodes de révolution sidérale respectives T1 et T2, ont une période synodique T12 qui répond à la formule : 1/T12 = 1/T1- 1/T2. Cela signifie qu'au bout d'un temps T12, la conjonction se reforme mais pas au même lieu du zodiaque. Le cas de la Grande conjonction Saturne-Jupiter est à cet égard intéressant puisque ces deux astres se retrouve en conjonction dans le zodiaque tous les vingt ans dans un signe de même triplicité avant de changer de triplicité après soixante ans.
         Autre exemple, celui du cycle Neptune-Pluton, de périodes respectives T1=164.77 ans et T2= 248.83 ans, dont la période synodique est T12 = 489.29 ans (1/T12 = 1/164.77 - 1/248.43), influançant une période historique de près de cinq siècles.

    1. LES CYCLES PLANÉTAIRES
    2.     De Jupiter à Pluton, dix Grandes conjonctions font donc l'histoire du Monde.

           Le cycle Jupiter-Saturne, d'une durée de vingt ans, est le plus court ; celui de Neptune-Pluton, d'une durée de 490 ans, est le plus long et couvre une large période historique.

           Un amas de planètes lentes groupées en un même lieu du zodiaque, du fait qu'il regroupe plusieurs cycles lents, engendre une période historique importante qui vibrera aux différents cycles élémentaires inclus dans l'amas. Ainsi la Ville de Rome, née sous un amas Soleil-Jupiter-Uranus-Neptune-Pluton en Taureau, avec une seconde dominante Lune-Mars en Lion à l'Ascendant, eut un destin exceptionnel de vingt-cinq siècles, encore secoué aujourd'hui lors de chaque Grande conjonction en Taureau et en Lion, mais aussi dans les signes opposés du Scorpion et du Verseau.

           En astrologie mondiale, ces Grandes conjonctions gouvernent donc de vastes destins auxquels sont associés des Idéologies, des Pays et des Régimes politiques dont voici quelques exemples :

 – bouddhisme

: cycle Saturne-Neptune-Pluton

 – christianisme

: cycle Saturne-Jupiter-Uranus en Poissons trigone à   Neptune en Scorpion éclaté en trois sous-groupes :
     . orthodoxie (Saturne-Neptune),
     . protestantisme (Uranus-Neptune),
     . catholicisme (Jupiter-Neptune).

 – islam

: cycle Saturne-Jupiter-Pluton

 – judaïsme

: cycle Saturne-Pluton + Neptune










 

 – libéralisme

: cycle Jupiter-Uranus

 – communisme

: cycle Saturne-Neptune

 – nazisme

: cycle Uranus-Pluton






 – royauté

: cycle Soleil-Neptune et les signes du Lion et des Poissons

 – démocratie

: cycle Lune-Uranus et le signe du Verseau

 – empire

: cycle Jupiter-Pluton et les signes du Taureau et du Lion

 – dictature

: cycle Mars-Pluton







 – Europe

: Bélier

 – Asie

: Balance

 – Afrique

: Cancer

 – Moyen-Orient

: Poissons-Scorpion

 – Amériques

: signes doubles
     . Nord : Gémeaux-Sagittaire,
     . Sud   : Vierge-Poissons.

 – Australie

: Capricorne

 – Inde

: Capricorne-Lion

 – Bande équatoriale
    inter-tropicale

: Cancer

 – Bandes polaires
    au-delà de 50°

: Capricorne

 – Pôles

: Verseau



















 – Allemagne

: cycles Soleil-Mars en Bélier (Ouest) + Soleil-Saturne en Verseau (Est)

 – Autriche

: cycle Soleil-Saturne-Neptune en Balance

 – Belgique

: cycle Mars-Pluton + Jupiter-Neptune Capricorne ; Soleil à 25° Scorpion Asc. Taureau

 – Danemark

: Poissons + Neptune ou Poissons + Gémeaux

 – Espagne

: cycle Jupiter-Pluton, Soleil en Sagittaire Asc. Taureau

 – France

: cycle Jupiter-Uranus-Pluton ; triplicité de Feu et Soleil à 20° du Lion

 – Grande-Bretagne

: cycle Saturne-Pluton + Jupiter-Neptune ; Soleil 9° Capricorne. Asc. Bélier ;
  triplicité de Terre (Galles : Taureau ; Ecosse : Vierge ; Angleterre : Capricorne)

 – Irlande

: Soleil à 13° du Sagittaire Asc. Balance

 – Italie

: cycles Mars-Pluton + Jupiter-Neptune ; Soleil en Taureau Asc. Lion

 – Pologne

: Soleil à 13° Balance Asc. Sagittaire

 – Portugal

: Soleil en Poissons Asc. Taureau

 – Suède

: Verseau + Neptune ou Verseau + Sagittaire

 – Asie

: cycle Soleil-Neptune (en Balance pour la Chine, en Bélier pour le Japon)

 – Brésil

: Soleil à 14° de la Vierge Asc. Poissons.

 – Russie

: cycle Saturne-Neptune-Uranus ; Capricorne, Verseau et Poissons

 – Usa

: cycle Mars-Jupiter-Uranus ; Soleil à 12° du Cancer Asc. Gémeaux

 – Alaska

: Uranus en Verseau

 – Sibérie

: Neptune en Verseau


 – Frontières
   (Nord - Ardennes - Vosges -    Savoie - Alpes - Pyrénées)

: Capricorne
  (Alpes : Saturne en Bélier ?)
  (Pyrénées : Mars en Capricorne ?)

 – Alsace

: Verseau + Balance

 – Aquitaine

: Sagittaire

 – Auvergne

: Vierge

 – Bourgogne

: Poissons

 – Bretagne

: Taureau

 – Dauphiné

: Bélier

 – Flandes

: Gémeaux

 – Franche-Comté

: Vierge

 – Île-de-France

: Vierge + signes doubles

 – Jura

: Vierge

 – Landes

: Poissons

 – Languedoc - Rhône

: Sagittaire

 – Loire

: Balance

 – Lorraine

: Verseau

 – Normandie

: Poissons

 – Picardie

: Bélier

 – Poitou

: Cancer

 – Provence - Golf du Lion

: Lion


 – Bordeau

: Soleil en Poissons

 – Le Havre

: Soleil à 24° Balance et Asc. Sagittaire

 – Lille

: Capricorne

 – Lyon

: Soleil et Ascendant à 13° Balance

 – Marseille

: Soleil en Bélier

 – Montpellier

: Soleil à 10° Sagittaire et Asc. Verseau

 – Nantes

: Taureau

 – Nice

: Ascendant à 15° Vierge

 – Paris

: Soleil et Ascendant à 22° Vierge

 – Rouen

: Soleil en Poissons 

 – Versailles

: Soleil à 0° Gémeaux et Asc. Lion



  1. CONSTITUTIONS UNIVERSELLES ET LIEUX ACTIFS
  2.     Nous cherchons maintenant à déterminer quels lieux de la Terre sont particulièrement influencés par une Constitution universelle, quels faits s'y dérouleront et quand. On supposera que cette Constitution comporte des aspects majeurs propre à déclencher des événements importants.

         En premier lieu, sans considérer l'heure, on analysera la symbolique des signes et des astres dominants afin d'en dégager la signification globale. La symbolique aidera également à cerner les continents, nations ou régimes politiques les plus susceptibles d'être concernés ainsi que la nature probable des événements.

         En second lieu, après avoir monté la carte de la Constitution pour Greenwich, on fera évoluer la longitude de capitale en capitale jusqu'à voir apparaître des relations puissantes entre Maisons (Ascendant, Milieu du Ciel notamment) et Astres majeurs tantôt par aspect tantôt par maîtrise. La région du globe terrestre ainsi désignée par la longitude sera sans doute le siège des événements portés par la Constitution (la latitude joue également un rôle). S'il s'agit de la Constitution d'une Grande conjonction, on déterminera ainsi une ou plusieurs régions du globe influencées par une période historique riche en événements majeurs.

  1. LES PRINCIPALES CONSTITUTIONS UNIVERVERSELLES
  2.     Voici une liste des principales Constitutions universelles à prendre en considération.

    1. les cartes des Nations, des Régions et des Villes.
    2. les cartes des régimes politiques et des chefs d'État.
    3. les cartes des Grandes conjonctions et des Cycles des planètes lentes.
    4. les cartes des conjonctions du Soleil aux Astres lents.
    5. les cartes d'Ingrès solaires dans les signes cardinaux.
    6. les cartes des Lunaisons (nouvelle et pleine Lune).
    7. les cartes des Directions et Progressions. Révolutions solaires et lunaires. Aspects du Soleil à la Lune natale (conjonction et opposition notamment). Ce dernier outil est particulièrement indiqué pour redresser un thème natal de manière précise, à la minute près.

II.  DU POUVOIR POLITIQUE

     La puissance du pouvoir d'un homme politique et son influence historique tiennent essentiellement à trois choses.

     En premier lieu, à la puissance de sa Constitution particulière (thème natal) : présence d'astres importants, d'amas planétaires ou de Grandes conjonctions de préférence en maisons cardinales.

    En second lieu, à la bonne corrélation entre la Constitution particulière du personnage et la Constitution universelle du Pays ou du Régime politique qu'il gouverne. Notamment l'existence chez lui de dominantes planétaires correspondant à celles de la Nation.
    Ainsi, chez l'empereur Napoléon I, on trouve un cycle Jupiter-Soleil-Uranus en maisons cardinales correspondant au cycle planétaire dominant la France. De plus, le Soleil natal de l'Empereur à 22° du Lion est dignifié, conjoint à celui de la France et à l'Uranus du thème de la République française. Enfin, sa conjonction Jupiter en Scorpion à l'Ascendant reproduit la même figure du thème républicain.

    En troisième lieu, enfin, la Constitution particulière de l'homme politique sera d'autant plus porteuse que la Constitution universelle associée sera elle-même puissante.

    En fait, la conjugaison de ces trois processus explique l'émergence dans l'histoire d'hommes providentiels en phase avec des situations historiques majeures. D'une manière générale, ceci est vrai de tout homme qui exerce des fonctions en phase avec son époque.

II.  LES SIGNES DU ZODIAQUE

IV.  LES PLANÈTES

V.  LES MAISONS

VI.  LES PLANÈTES EN SIGNES ET EN MAISONS

    Nous ne développerons pas ici les multiples combinaisons des planètes en signes et en maisons.

    On procédera par analogie à l'aide des éléments de base exposés précédemment (planètes, signes, maisons). On pourra également se reporter aux livres cités en Biographie où tout ceci est développé à merveille (Horicks&Michaux surtout).

VII.  LES GRANDES CONJONCTIONS

    La signification des Grandes conjonctions est essentielle à la bonne compréhension des cycles historiques qu'elles engendrent. De Jupiter à Pluton, on en compte dix.

  1. CYCLE JUPITER-SATURNE
  2. Il s'agit d'un cycle mondial important de vingt ans, dont les conjonctions observent une périodicité étonnante.

    En effet, elles ont lieu environ dix fois de suite dans une même triplicité de Feu, puis de Terre, puis d'Air et enfin d'Eau qu'elles parcourent de manière rétrograde (par exemple Capricorne, Vierge et Taureau). Soient quatre cycles moyens de 200 ans et un grand cycle de 800 ans. Après trois grands cycles (2400 ans), elles se reforment au même lieu du Zodiaque.

    En 7 avant notre ère, Jésus Christ naquit sous cette conjonction en Poissons qui relayait deux autres grands cycles : Uranus-Neptune par Jupiter et Mars-Pluton par Saturne. D'une rare durée, cette conjonction présentait la particularité d'être triplement rétrograde, ce qui en fit un phénomène céleste remarquable observé et commenté dans tout le monde antique et relaté dans l'évangile de Mathieu sous le nom d'Étoile des Rois mages.

    Cette conjonction symbolise l'alliance entre le pouvoir Spirituel et le pouvoir Temporel (les deux glaives) et gouverne l'ordre spirituel, politique, économique et social.

    b.a. (bien aspecté par aspect ou en signes) :

    Prospérité générale et sage administration, période politique importante, politique expansionniste, développement économique et international, financement de grands projets, accords internationaux importants, bonne entente entre le Temporel et le Spirituel, cycle économique et boursier haussier.

    m.a. (mal aspecté par aspect ou en signes) :

    Période de troubles et de désordres, appauvrissement général par gaspillage et mauvaise administration, bouleversement politique, économique, spirituel et social, difficultés ou conflits internationaux, troubles idéologiques, politique isolationniste, restrictions, privations, misère, cycle boursier baissier, rigidité, manque de bon sens ou malhonnêteté des dirigeants.

  1. CYCLE JUPITER-URANUS
  2. Cycle de quatorze ans gouvernant une période d'expansion moderne excessive ou désordonnée.

    b.a. :

    Églises réformées, réseau d'alliances profitables, expansion explosive, puissance d'innovation, vague d'indépendance et de modernisme, dynamisme confiant, développement scientifique puissant, idéologie et économie libérale (libéralisme), vitalité des industries modernes de transports et de communications, excès boursiers haussiers.

    m.a. :

    Période désordonnée victime de ses excès, graves perturbations, procès, scandale, échec politique soudain, rupture internationale soudaine, conflit d'autorité, manque de coordination, désordre des communications, opposition ou révolte soudaine, crise économique inattendue, scandale financier, krach boursier, séisme ou cyclone.

  1. CYCLE JUPITER-NEPTUNE
  2. Cycle de treize ans environ gouvernant une période de prospérité mondiale parfois artificielle.

    b.a. :

    Judéo-Christianisme, Église catholique, ordre d'essence divine, prospérité, fécondité, moralité, spiritualité, développement économique, social, juridique et religieux, capitalisme privé, affairisme, expansion de  l'industrie médicale, chimique et pétrolière, du transport maritime.

    m.a. :

    Chance gaspillée, avidité économique, scandale tentaculaire, fraude, procès, faillite, immoralité, période confuse et chaotique provoquant incertitude et appauvrissement, confusion entre capitaux privés et publics, débâcle financière et boursière, désordre juridique ou religieux, difficultés d'affaires (chimie, textile, marine).

  1. CYCLE JUPITER-PLUTON
  2. Cycle de douze ans gouvernant une période de vastes transformations souterraines, de ploutocratie et de fanatisme.

    b.a. :

    L'Islam et le monde musulman, Église calviniste, retour à l'équilibre, la paix, l'équité et la justice, apaise le fanatisme, puissantes transformations religieuses, juridiques, universitaires, commerciales et internationales, favorise les flux financiers et énergétiques, développement des sciences et de l'énergie nucléaire, résolution d'énigmes, redressement moral.

    m.a. :

    Autodestruction, fanatisme, faillite morale, bouleversements religieux, juridiques, universitaires, commerciaux et internationaux, crise financière et énergétique.

  1. CYCLE SATURNE-URANUS
  2. Cycle de quarante cinq ans gouvernant la déstabilisation soudaine d'une situation stable et le renouveau d'un ordre politique et social. Domine le bloc occidental de l'Europe et USA.

    b.a. :

    Pôle de révolution et d'attraction, mise en place d'un ordre nouveau, renouvellement d'un système politique et social, période de progrès durable, d'innovation et de politique réformatrice, réforme des traditions, rajeunissement de l'encadrement, faisceau d'inventions, architecture à base de tours de verre et d'acier, exploration du Cosmos.

    m.a. :

    Changements brutaux préjudiciables à l'ordre politique et social, bouleversements soudains et durables, rupture d'alliance, blocage des communications, ébranlement des valeurs et pouvoirs existants, révolte politique et sociale, dépression économique subite, krach boursier, catastrophe grave et soudaine, séisme.

  1. CYCLE SATURNE-NEPTUNE
  2. Cycle de trente six ans gouvernant un ordre idéologique communautariste, une zone d'influence tentaculaire illimitée "sur laquelle le soleil ne se couche pas". A dominé dans le passé l'empire de Charles-Quint et aujourd'hui le bloc de l'Europe slave et de la Russie. Gouverne également les pandémies.

    b.a. :

    Pôle politique mystique, communautarisme, communisme, Église orthodoxe, période inspirée, intuitive et morale, puissance idéologique ou maritime, empire universel, idéologique et planétaire, prospérité générale imposante mais artificielle, économie inflationniste ou dirigée, financement à crédit, planification, développement maritime, industrie prospère de la chimie, du pétrole et de la pêche, sciences chimique, biologiques et psychiques.

    m.a. :

    Période de désagrégation idéologique et matérielle, disparition d'un modèle idéologique, dislocation d'un empire universel, confusion politique et idéologique, fausses croyances, immoralité, corruption, chaos, subversion, espionnage, conflits maritimes, affaissement ou ruine économique, éclatement de bulle spéculative boursière, pandémies microbiennes.

  1. CYCLE SATURNE-PLUTON
  2. Cycle variable d'une durée moyenne de 33 ans gouvernant la ruine et la refondation solide d'un État (Israël, Inde, construction européenne).

    b.a. :

    Église luthérienne, pouvoir autocratique et centralisé, empire terrien ou financier, complexe militaro- industriel- nucléaire, lutte politique secrète acharnée, transformations politiques souterraines, renouvellement administratif, vaste entreprise fondée sur un noyau dur secret, renaissance d'un ancien ordre de choses ou de conceptions disparues, discipline et abnégation, résistance âpre et déterminée, survie et reconstruction à travers des cataclysmes, meilleure exploitation de l'énergie et des matières premières, science nucléaire, virologie.

    m.a. :

    Cataclysme, crise de civilisation, grands bouleversements, conflits politiques âpres, guerre mondiale acharnée, ruine d'empires, pénurie agricole, d'énergie et de matières premières, grande famine, pandémie virale, baisse démographique, politique irréductible ou suicidaire, dictature conduisant une nation à sa ruine (exemple 1914, 1941).

  1. CYCLE URANUS-NEPTUNE
  2. Cycle de 170 ans tendant à instaurer un nouvel idéal progressiste, de nouveaux réseaux de communications (1821 : zone de libre échange européenne, chemins de fer, 1917 : révolution communiste, 1993 : internet, communauté russe d'États indépendants, union européenne). Neptune a gouverné l'Ère des Poissons depuis 2200 ans, Uranus régnera sur l'Ère du Verseau les 2200 ans à venir, le cycle Uranus-Neptune assure actuellement le passage d'une ère à l'autre, d'où son importance.

    b.a. :

    Renouveau religieux, Église évangélique, renouveau charismatique, révolution idéologique, nouvel idéal politique, mondialisme, socialo-communisme, ligue, confédération, communauté d'États indépendants, réseau de communications, de distribution, de multinationales, progrès par coopération ou mise en commun de moyens modernes.

    m.a. :

    Chaos, désordre, désagrégation mondiale, corruption, intoxication d'opinion, abaissement politique, économique et moral, lutte des classes, mauvaise répartition des richesses, situation confuse, déroutante, inextricable et imprévue, débâcle, atmosphère de renouveau ou de révolution (exemple : 1917, 1989).

  1. CYCLE URANUS-PLUTON
  2. Cycle variable d'environ 125 ans gouvernant une révolution radicale des mœurs et des finances, des mouvements de libération déterminés (guerre, sexualité, femmes), des changements et des bouleversements dans une époque corrompue, des découvertes scientifiques radicales, des pandémies virales (sexualité, sida). Exemple : 1960-1970.

    b.a. :

    Nouvelle idéologie faisant table rase du passé, politique radicale ou extrémiste, retour à des idéaux disparus, redécouverte de sciences anciennes oubliées, révolution sexuelle, progrès scientifiques radicaux (sciences de la matière, virologie, génétique), développement de l'énergie électro-nucléaire, progrès du capitalisme industriel, libéralisme révolutionnaire.

    m.a. :

    Explosion d'idéologies révolutionnaires destructrices et subversives (révolution française, terrorisme, nazisme), destruction et renouvellement d'un nouvel ordre mondial, conflits idéologiques violents entre l'Ancien et le Moderne, inventions scientifiques destructrices, catastrophe nucléaire, crise du capitalisme industriel, explosion de pandémie virale, révolution de la politique énergétique, rupture d'approvisionnement énergétique et de matières premières.

  1. CYCLE NEPTUNE-PLUTON
  2. Cycle moyen de 490 ans engageant une révolution mondiale, un changement de civilisation, l'irruption de concepts révolutionnaires, de mystiques radicales et destructrices, (Neptune : le communisme et Pluton le nazisme). Ainsi les conjonctions en Gémeaux de 1400 : la Renaissance, de 1890 : le XXème siècle et suivants).

    b.a. :

    Rénovation mystique et religieuse, retour à d'anciennes idéologies disparues, découverte de nouveaux mondes, réinterprétation du rôle de la sexualité, nouvelle vision cosmique de l'infiniment petit et de l'infiniment grand (physique quantique et relativiste), nouvelle cosmologie, développement des armes bactériologiques, gazeuses, nucléaires ou polluantes, sauvegarde de l'environnement.

    m.a. :

    Conceptions utopiques et autodestructrices gravissimes, fausses mystiques, conflits religieux acharnés, corruption et immoralité généralisées, dépravation sexuelle, conflits et chaos mondiaux, pollution planétaire, destruction de l'environnement.

VIII.  LA GRANDE ANNÉE

  1. LA PRÉCESSION DES ÉQUINOXES
  2.     L'axe polaire de la Terre est incliné de 23°26' sur le plan de son orbite (écliptique). Cet angle, formé par l'équateur et l'écliptique, est à l'origine du phénomène des saisons rythmées par la hauteur du Soleil sur l'horizon. Le Soleil - toujours sur l'écliptique - et la Lune - toujours à moins de 5° de celui-ci - « essayent » constamment de rendre cet axe perpendiculaire par la force de gravité qu'ils exercent sur le renflement équatorial de la Terre. Mais, au lieu de ramener l'axe de la Terre perpendiculaire à l'écliptique, la force de gravité communique à cet axe un mouvement de giration appelé précession. Après 26 000 ans, chaque extrémité de l'axe de la Terre a décrit un petit cercle dans l'espace tandis que le lieu de l'équinoxe de printemps, ou point Vernal, a retrogradé d'un tour complet (360°) sur l'équateur terrestre pour revenir à sa position initiale.

        À cause de la précession des équinoxes, la postion apparente des étoiles change lentement dans le ciel et paraît dériver à raison de 1° en 72 ans.
       Dans le courant du premier millénaire avant notre ère, les astronomes de l'Antiquité associèrent douze Grandes constellations centrales aux douze signes du Zodiaque des saisons (tropique), afin de préciser la position des étoiles et le mouvement des planètes. Des catalogues furent élaborés, qui prenaient comme repère l'équinoxe de printemps (0° du signe du Bélier).
       Les relevés laissés par les mages babyloniens font état de repérages du soleil d'équinoxe sous l'étoile Hamal (alpha Aries), la plus brillante de la constellation du Bélier, vers 700 avant notre ère. Par la suite, les astronomes grecs Timocharis et Aristarque (IVè - IIIè siècle) repérèrent le solstice d'été grâce à l'étoile Spica (alpha Virgo) et fixèrent l'équinoxe de printemps près de l'étoile Mesarthim (gamma Aries). Enfin, au IIè siècle avant notre ère, l'astronome Hipparque repéra l'équinoxe près de l'étoiles Mirach (beta Andromeda), entre les étoiles Mesarthim et Alpherg (eta Pisces).
       Grâce à ce faisceau d'observations séculaires, Hipparque fut alors en mesure de démontrer que l'équinoxe de printemps, loin d'avoir la fixité que lui attribuaient les Anciens, dérivait au contraire lentement de 2° en 150 ans. Hipparque venait de découvrir le phénomène de la précession des équinoxes (150 av. J.-C.).

  1. CONSTELLATIONS ET SIGNES DU ZODIAQUE
  2.     La découverte de la précession des équinoxes par Hipparque fut à l'origine d'une révolution de la pensée astrologique qui dût se résoudre à admettre l'existence d'un double zodiaque. L'un fixe, attaché aux étoiles ou sidéral, également dénommé « la sphère des Fixes »; l'autre mobile, réglé sur les saisons ou tropique, le zodiaque classique de l'astrologie.
       Calqué sur le zodiaque tropique, le zodiaque sidéral forme à son tour un cycle de douze signes sidéraux invariablement attachés aux constellations, dont l'origine peut être située vers 150 av. J.-C. près de l'étoile Mirach.
       Disposés concentriquement, tels les engrenages d'une Horloge cosmique, le Zodiaque tropique tourne sur lui-même par rapport au Zodiaque sidéral au rytme de la précession des équinoxes. Ce rythme, nous l'avons vu, est très lent et tous les 2160 ans le point Vernal, tel l'aiguille de l'Horloge, pointe un nouveau signe sidéral, une nouvelle constellation. Au total, il s'agit d'un cycle de 26 000 ans, appellé par l'astrologie « la Grande Année », que le point Vernal parcourt au rythme d'un signe sidéral en 2160 ans (« la Petite Année ») et de 1° sidéral en 72 ans (« le Jour du Temps ou encore la Génération »). Il est en effet remarquable d'imaginer que, au cadran de l'Horloge cosmique, la durée de la vie humaine correspond précisément à un degré et que la Grande Année forme une chaîne de 360 générations humaines !

  1. LA GRANDE ANNÉE ET LES RYTHMES DE L'HISTOIRE
  2.     Il est en effet curieux d'observer que, chaque fois que la grande aiguille de l'Horloge cosmique (le point Vernal) change de signe sidéral, tous les vingt-deux siècles environ, de nouvelles religions universelles apparaissent en accord avec la symbolique du signe sidéral pointé et de son opposé. Autrement dit, les signes du Zodiaque sidéral engendrent chacun leur tour de grandes ères de civilisation. Mieux, chaque ère nouvelle rejette et sacrifie le symbole du culte associé au signe précédent !

        Toutefois, il faut des siècles pour qu'une Ère civilisatrice s'installe. Cela se fait petit à petit, par vagues successives, comme lors d'une marée montante. On peut observer que l'influence de la nouvelle ère se fait déjà sentir quelque six à sept siècles avant son avènement astronomique, ce qui semble correspondre à la durée du transit du premier décan du signe sidéral courant par le point Vernal.

            Maintenant, survolons les millénaires et méditons.

    •  L'ère du Lion : –11000 à –8800

    Durant cette période, le point Vernal transite le signe sidéral du Lion et met en relief l'axe Lion–Verseau, gouverné par le Soleil et Uranus.

    On sait très peu de choses de cette période, si ce n'est qu'elle a correspondu à un brusque réchauffement de la planète (le Lion gouverné par le Soleil réchauffe), mettant fin (provisoirement) au cycle glaciaire précédent. Ce réchauffement s'est prolongé sur les deux ères suivantes, engendrant un climat tempéré propice au démarrage de l'agriculture et sans doute à de grandes périodes pluvieuses. Il semble que la Genèse rapporte d'antiques traditions orales remontant à ces temps lointains à travers les récits du Jardin d'Eden et du Déluge. Curieusement, elle date la «Création» de l'homme, entendons la première alliance avec Dieu dont les récits se souviennent, de l'ère du Lion, signe divin et signe de création, signe de Dieu faisant face au signe de l'Homme, ce qui évoque la célèbre fresque de la Création d'Adam peinte par Michel-Ange à la Chapelle Sixtine.

    • L'ère du Cancer : –8800 à –6600

    Le point Vernal parcourt le signe sidéral du Cancer. Cette ère, gouvernée par l'axe Cancer – Capricorne, est sous la maîtrise de la Lune et de Saturne.

    C'est le temps des premières tentatives de sédentarisation de l'humanité (Saturne) et des premiers villages (la Lune) grâce à l'invention de l'agriculture (Saturne) et la domestication du bétail (la Lune). Pour autant qu'on puisse le savoir, ce fut aussi l'époque de la domination de la déesse mère (la Lune) et celle du Jardin d'Eden décrit par la Genèse. La description du Paradis terrestre en fait une période d'abondance dont les hommes gardèrent une lointaine nostalgie (le signe du Cancer gouverne les jardins généreux et les forêts giboyeuses).

    • L'ère des Gémeaux : –6600 à –4400

    De nombreux mythes de l'Antiquité se rapportent à cette période de l'histoire durant laquelle le point Vernal transite le signe sidéral des Gémeaux. Cette ère est dominée par l'axe Gémeaux – Sagittaire, sous la maîtrise de Mercure et de Jupiter. Elle symbolise la dualité, les migrations et une quête spirituelle.

    De cette époque a survécu dans l'architecture le double pylône qui ornait l'entrée des villages et des temples, rite de passage (Gémeaux) dont l'Égypte a perpétué le souvenir, ainsi que les Grecs en désignant le détroit de Gibraltar par les « Colonnes d'Hercule ». La Genèse évoque de son côté les deux arbres de la Vie et de la Science (Gémeaux) à l'entrée du Jardin d'Eden (Cancer).

    L'Antiquité garde également la trace de nombreux cultes rendus à des Jumeaux : Ormuzd et Ahriman en Perse, Castor et Pollux chez les Mycéniens ou à des Frères ennemis (Romulus et Remus).

    Autres frères ennemis, Caïn et Abel, dont la Genèse transmet le mythe. Leur querelle retrace les conflits inexpiables qui opposèrent les nomades (Gémeaux) aux agriculteurs (Cancer / Taureau) pour le contrôle de la terre. Le meurtre d'Abel, l'exil de Caïn symbolisent le rejet des valeurs de l'ère du Cancer supplantée par l'ère des Gémeaux et les migrations sans fin des nomades chassés de ce Paradis terrestre que sont les terres cultivées. Ces migrations furent à l'origine de contacts multiples entre des peuples aux langues différentes, ce que rappelle l'épisode de la confusion des langues évoqué par le mythe de la Tour de Babel.

    Par l'épopée de Noé (Gilgamesh), la Genèse rappelle la conservation de la Tradition primordiale et de la Parole divine lors du passage d'une ère à une autre. Le Cancer symbolise l'Œuf du Monde voguant sur les Eaux primordiales, source de toute Tradition (le Paradis terrestre). L'arche de Noé, figure emblématique du Sagittaire, dérive (Gémeaux) sur les eaux du déluge, telle l'Œuf du Monde (le Cancer gouverne les eaux, les œufs et l'enfantement). Le cataclysme du déluge figure la fin de l'ère du Cancer; aussi, lorsque les Eaux se retirent, une nouvelle Terre et de nouveaux Cieux (ceux des Gémeaux) accueillent les hommes avec qui Dieu noue une nouvelle Alliance (l'Arc-en-ciel du Sagittaire). C’est ainsi que l’arche de Noé devient l'Arche d’alliance.

    L’axe Gémeaux – Sagittaire signe également les détroits et les canaux. Or, selon de récentes études géologiques, suite au réchauffement climatique, le niveau des mers augmenta au point que la Méditerranée brisa la barre du Bosphore et se déversa dans le lac de la future Mer noire, créant le détroit du même nom. Ce cataclysme, qui eut lieu de 5500 à 4900 av. J.-C. est peut être à l’origine du mythe caucasien du déluge.

    Enfin le passage de l'ère des Gémeaux à celle du Taureau correspond à l'apparition de l'écriture, des signes (Gémeaux) gravés sur des tablettes d'argile (Taureau).

    • L'ère du Taureau : –4400 à –2300

    Le passage du point Vernal dans le signe sidéral du Taureau met en relief l'axe Taureau – Scorpion, sous la maîtrise de Vénus et de Pluton. C'est l'époque des grandes civilisations agricoles, dont la richesse fera des empires : l'Égypte, Sumer et l'Indus (le Taureau règne sur la production agricole et la propriété foncière).

    L’avènement de l’ère du Taureau consacre le rejet des valeurs de l’ère des Gémeaux par la victoire des sédentaires sur les nomades, l’emprise toujours plus grande des villes sur les terres arables jusqu’à la constitution de vastes empires, dont la richesse fut en partie consacrée à la construction de grands monuments (le Taureau est un bâtisseur) : pyramides en Égypte, ziggourats en Chaldée et mégalithes en Europe. En Égypte, les deux royaumes du Nord et du Sud (Gémeaux) s'unissent pour former un empire (Taureau) sous l'autorité des rois Scorpion (signe opposé au Taureau). Le mythe de la Tour de Babel rappelle cette époque de bâtisseur et l'épisode de la confusion des langues, la fin de l'ère des Gémeaux.

    Les dieux essentiels sont alors rattachés à la figure du Taureau. L'Égypte adore le taureau Apis qui incorpore sous forme animale les attributs d'Osiris et de Ptah (figures du grain qui renaît, valeurs de l'axe Taureau – Scorpion) ; on y représente le monde par un disque tenu entre les cornes d'un taureau. La civilisation sumérienne d'Obeid célèbre également un taureau, de même qu'en Perse le dieu – taureau Mardouk. La Crète rend un culte au Minotaure (Taureau), dont le palais est un labyrinthe (Scorpion), tandis que la Grèce vénère Pasiphaé (dont le mythe complexe rassemble Minos, Dédale, le Minotaure, une génisse et des scorpions !). À cette époque, en Chine, les souverains sacrifient également des taureaux blancs au printemps et des taureaux roux en automne, tandis que de la civilisation de l'Indus survit la vénération des Hindous pour les vaches sacrées.

    Enfin l'ère du Taureau voit l'essor de la métallurgie du cuivre, métal gouverné par la planète Vénus, tandis que sa fin semble avoir coïncidé en Égypte avec la période d'anarchie qui a séparé l'Ancien et le Moyen Empire.

    • L'ère du Bélier : –2300 à –100

    Le transit du point Vernal dans le signe sidéral du Bélier exalte l'axe Bélier – Balance, celui de la Guerre et de la Loi, sous la maîtrise de Mars et de Vénus.

    À l'âge du cuivre succède celui du fer, métal de Mars. Une société patriarcale, dure et autoritaire (Bélier) émerge, où la guerre, codifiée, institutionnalisé et divinisée, devient un art voué au culte des Héros (Mars – Soleil, gouverneurs du Bélier). La domestication du cheval, animal gouverné par Mars et Jupiter, donne une nouvelle dimension aux conflits en permettant l'extension des conquêtes. Grâce à lui, les Indo-Européens se répandent dans le monde, de grands empires militaires se forment, qu'ils soient perses, égyptiens, grecs ou romains.

    De nombreux peuples vénèrent alors les attributs du Bélier, sa corne (d'Abondance) et sa toison (d'Or), et l'associent au feu créateur (Agni en Inde, Vesta en Italie). Parallèlement, en accord avec le signe de la Balance qui fait face au Bélier, c'est une période de législation. Un peu partout dans le monde apparaissent des Tables de la Loi (code d'Hammourabi à Babylone, tables de Moïse en Israël et de Solon en Grèce, les Douze tables à Rome etc.).

    Dans l'Ancien Testament nous voyons le passage de l'ère du Taureau à celle du Bélier symbolisé par Melchisédech bénissant Abraham, qui sacrifie un agneau – préfiguration du Bélier – à la place d'Isaac, en signe d'abandon sans doute des sacrifices humains. Lors de l'exode, c'est encore avec du sang de mouton que sont marqués les linteaux des portes des Hébreux sur l'ordre de Moïse. Moïse, prophète du Très – Haut, dieu des Armées, de colère et de vengeance (Bélier), prend l'agneau pour symbole et impose les Tables de la Loi (Balance) à Israël. Moïse, encore, que l'iconographie représente le front rayonnant de deux faisceaux de lumière, comme des cornes de Bélier que figurera Michel-Ange sur sa célèbre statue de Moïse.

    En Égypte, Amon Râ, le dieu du Bélier et du Soleil, son gouverneur, succède au dieu – taureau Apis. Et, tandis que les Doriens vénèrent Apollon – Karneiros, le dieu des bergers, et les Grecs Hermès – Kriophore, le porteur de Bélier, les Romains célèbrent Mars, le dieu de la guerre, celui qui a engendré Romulus et Remus et ranime la flamme de Vesta.

    • L'ère des Poissons : –100 à 2000

    Le point Vernal dans le signe sidéral des Poissons met en relief l'axe Poissons – Vierge, gouverné par Neptune et Mercure.

    Or voici qu'à la fin de l'ère du Bélier un prophète se lève en Israël, qui annonce une ère nouvelle, l'avènement du royaume de Dieu, et apporte une nouvelle religion ; il prêche près d'un lac, marche sur les flots, tandis que ses disciples sont des pécheurs. Et la religion qu'il apporte a toutes les caractéristiques du signe des Poissons : pardon des offenses, humilité, renoncement, sacrifice et don de soi, rachat des péchés dans l'eau du baptême etc.

    En vérité, les signes des Poissons et de la Vierge sont au cœur du symbolisme du Christianisme qui est par essence la religion de l'ère des Poissons. Les Evangiles n'ont de cesse de nous parler de pécheurs et de poissons, d'eau et de vin, de péchés et de pieds, de charité et de sacrifice, d'amour et de mystères divins. C'est là le vocabulaire type du signe des Poissons. Mais le signe opposé, la Vierge, n'est pas en reste avec le culte voué à la virginité et à la Vierge Marie, la vigne, le blé et le pain, la pureté, la chasteté et la pauvreté. Le repas pascal lui-même réunit cet axe cosmique dans la communion des espèces du pain (Vierge) et du vin (Poissons).

    L'ère du Bélier s'achève ainsi par le sacrifice de l'Agneau de Dieu et voit le culte d'un dieu d'Amour et de Pardon, le Christ, se substituer à celui de Yahvé, le dieu Bélier, Seigneur des Armées célestes. Et, tandis que les premiers chrétiens s'assemblent autour du symbole de l'ichthus , les peuples hébreux et égyptiens, frappés du sceau des Poissons, disparaissent, l'un dispersé, l'autre enseveli sous les sables du désert, pendant les 2000 ans que durera la nouvelle ère. À Rome, enfin, la flamme de Vesta, qui brûlait sur le forum depuis douze siècles, est étouffée par le triomphe du Christianisme.

    Bien sûr, le nouvel Esprit travaillait les hommes depuis quelques siècles déjà. En Grèce, son enseignement transparaît au travers de la manifestation des Mystères. En Égypte, on voit dans la venue d'Alexandre le Grand le renouvellement des Temps ; reconnu pharaon, il repart à l'aventure, propageant sur son passage la culture grecque, ses Mystères et l'idéal de l'oikoumené. En Inde, enfin, paraît le Bouddhisme, qui a bien des ressemblances avec le Christianisme.

    L'idée du pouvoir elle-même se transforme profondément. Aux héros païens, aux seigneurs de la guerre et à l'assemblée des citoyens – soldats succède la royauté de droit divin. Roi sacré, parfois guérisseur et immortel à travers sa dynastie (« le roi est mort, vive le roi »), le souverain incarne la présence divine dans le royaume, la continuité de l'État et le Prince au service de la communauté. La fin de l'ère des Poissons voit d'ailleurs certains d'entre eux (Charles Ier d'Angleterre, Louis XVI, Nicolas II) suppliciés à l'image du Christ par les représentants d'une nouvelle ère, l'ère du Verseau. Quant à l'Église, après les tribulations de ces derniers siècles, délaissée en Europe par ses fidèles, elle vogue désormais vers de nouvelles Terres, sous de nouveaux Cieux, là où l'Esprit l'appelle.

    Enfin, conformément à son symbolisme, l'ère des Poissons fut le témoin de grandes invasions et migrations, de lointains pèlerinages et des pandémies, ainsi que de la conquête des océans par laquelle tous les peuples de la planète sont désormais rassemblés en une communauté planétaire.

    • L'ère du Verseau : 2000 à 4200

    Le point Vernal transite le signe sidéral du Verseau et met en relief l'axe Verseau – Lion, sous la maîtrise des planètes Uranus et du Soleil.

    Après le règne de Dieu (les Poissons), voici venir celui de l'Homme (le Verseau). Vagues après vagues, avec la violence de la foudre et de la hache, de révolutions en dictatures, le souffle de l'ère du Verseau dissipe les nuées du signe des Poissons, apportant une nouvelle lumière. L'homme se sent ou se croit désormais suffisamment adulte pour se passer de Dieu, douze mille ans après l'ère du Lion, celle de la Création, soit la moitié de la Grande Année. Logiquement cette ère devrait engendrer un renversement du cycle climatique et initier de violentes alternances atmosphériques entre le chaud et le froid.

    Les prémisses de la nouvelle ère se font sentir dès 1330 avec l'avènement de l'artillerie (Uranus) sur les champs de bataille. À partir de 1400, le Quadracento, puis la Renaissance rayonnent les valeurs du Verseau sur les pays signés par le Lion, l'Italie et la France. C'est l'époque de grandes découvertes scientifiques et de grandes aventures océaniques (Poissons / Verseau). Les dogmes du Christianisme, la religion des Poissons, sont battus en brèche par la Réforme, l'Humanisme et les Lumières. Enfin, de révolution en révolution, la royauté de droit divin cède la place à des régimes tantôt parlementaires (Verseau), tantôt autoritaires (Lion), conformément au symbolisme contradictoire du Verseau. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la révolution française (Verseau), emblème de toutes les autres, a surgit du siècle des Lumières (Soleil – Uranus) pour éclater en France, pays gouverné par le Lion et le cycle Soleil – Uranus. On retrouve également cet axe Verseau – Lion dans la révolution russe. Signalons enfin que la Médecine a vu enfin la Science (Verseau) triompher de la maladie (Poissons).

    On pourra décrypter notre époque, celle du Verseau désormais, à l'aide des quelques mots clé suivants :

    • Idéologie :   Futur, progrès et nouveauté ; espace, indépendance et liberté ; humanisme, fraternité et coopération ; communication, dynamisme et modernisme («branché») ; réforme, renaissance et renouveau ; mondialisme, cosmopolitisme et déisme ; excitation, stress et « speed » ; progrès et conservatisme ; anticonformisme, excentricité et inversion ; utopie, chaos et folie. Violence, extrémisme et révolution.
    • Religion :    Droits de l'homme, déisme ou athéisme. Églises réformées, collectifs d'églises (et non plus communautés). L'Islam, né avec Pluton en Verseau, qui place l'homme seul face à Dieu, prend de l'ampleur.
    • Société :      Assemblées, collectifs et syndicats. Tissu associatif. Mouvements collectivistes, progressistes et alternatifs. Organisations mondiales (ONU, OMS, OMC, FMI ...). « Nouvelle société », mondialisme. Régimes parlementaires ou autoritaires, révolutions et dictatures, extrémisme et terrorisme. Sports collectifs ou extrêmes.
    • Économie :   Capitalisme participatif, assemblées d'actionnaires, réseaux d'entreprises.
    • Armement :  Mitraille, artillerie, missiles, armes scientifiques (nucléaires, électromagnétiques) et spatiales.
    • Sciences :     Découverte, invention, innovation. Informatique, électromagnétisme, nucléaire, physique des extrêmes (quantique, cosmologie). Sciences de l'information, statistiques.
    • Communications: Vitesse : chemins de fer, automobiles, aviation, fusées, conquête spatiale. Propulsion électromagnétique. Ondes, Web (apparu sous une conjonction Uranus – Neptune en Verseau, Uranus : le réseau, Neptune : la toile, Verseau : l'électromagnétisme). Media, livres, journaux, télévision, publicité, propagande.
    • Arts :          La Renaissance introduit l'espace et la lumière dans l'ordre du monde : perspective et jeux de lumière dans la peinture, architecture à base d'ordre, d'espace, de lumière et de glaces (palais, Versailles). En opposition avec l'architecture récente : chaotique, glaciale et inhumaine (barres de verre et de béton) ; gratte-ciel, tours de verre ; art abstrait, anticonformiste ou éclaté. Cette opposition Ordre – Désordre est le propre de l'axe Lion – Verseau, celui des extrêmes.


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