Le secret des Degrés symboliques

 

Source :

  La Sphère d'or ou les degrés du zodiaque révélés

 

 

PRESENTATION

Les Degrés symboliques du Zodiaque sont méconnus et inexpliqués. Chaque degré du Zodiaque contient en effet un Oracle, d’origine inconnue, qui permet de préciser l’étude du thème astrologique.

L’ensemble de ces Oracles, qui forme la Sphère barbarique, remonte à l’Egypte antique et comprend deux corpus : la « Myriagenesis » qui décrit les Degrés symboliques (ou monomères) et la « Clara sidera » qui présente les propriétés des Etoiles fixes.

Le livre, fruit d’une vie de recherches, se propose de dévoiler l’architecture secrète de la Sphère barbarique dans une étude novatrice qui présente un ensemble restauré de listes d’images symboliques du zodiaque (Sphère d'or, Calendrier thébain, Volasfera, Étoiles fixes).

INTRODUCTION

Chaque degré du Zodiaque contient une image symbolique, sorte d’oracle qui agit sous l’action d’un astre, planète ou étoile, et délivre un message qui vient éclairer une naissance ou un événement. Qu’on en juge.

En 987, Hugues Capet usurpait le trône de France aux Carolingiens alors que le Soleil transitait le degré 14 du Cancer intitulé « Un dais où est placé un trône, sur le coussin duquel un chien est endormi », Degré d'Usurpation. Louis XVI, guillotiné, possédait le Descendant sur le degré 11 des Poissons symbolisé par « Un cône tronqué », Degré de Réduction. Napoléon Ier avait quant à lui le Descendant au degré 10 du Taureau figurant « Homme couronné assis sur un trône, tenant un sceptre, avec des signes de richesse autour de lui », Degré de Prise par soi-même. Des navigateurs solitaires comme Sir Francis Chichester ou Eric Tabarly étaient marqués du sceau du degré 22 de la Vierge : « Un bateau à pleines voiles », Degré de Vagabondage. On pourrait multiplier les exemples à l'infini.

Ces images symboliques, d'une exactitude remarquable, forment la Sphère barbarique qui est au cœur de l'ésotérisme oriental où elle décrit la génération multiple des êtres par la Divinité. Comment ont été conçues ces images, quelle Science mystérieuse présidait à cette Sphère ? Le secret s’en est perdu avec la disparition des civilisations antiques du Moyen-Orient, même si la trace en subsiste encore en astrologie, cabalistique ou magie. Ce mystère, nous pensons l’avoir élucidé. De nos réflexions émerge une astrologie originale reposant sur la pensée ésotérique traditionnelle, que nous nous proposons de présenter ici. C’est la Sphère barbarique ainsi revisitée que nous appelons Sphère d’or.

UN PEU D'HISTOIRE

D’origine égyptienne, la Sphère barbarique est attestée pour la première fois à Alexandrie. De là elle se diffusa dans l’empire romain d’Orient où elle survécut à la disparition de l’Egypte puis à la chute de Rome. Transmise par les Byzantins, elle fut propagée par les Arabes jusqu’en Inde. Disparue de l’Occident, elle réapparut en Espagne grâce à la brillante civilisation andalouse. Traduite de l’arabe au XIIe siècle par l’éminent savant juif Ibn Ezra, on la retrouve au XIIIe siècle en Italie chez Pietro d’Abano, avant d’être imprimée à Augsbourg en 1488 par J. Engel sous le nom d’Astrolabium planum, puis par J. J. Scaliger (1579). Il faudra alors attendre le XIXe siècle pour la voir rééditée coup sur coup par Dupuis (1797-1836) et Christian (1852) qui la publia sous le nom de Calendrier thébain, nom qui lui est resté depuis. Parallèlement apparut d'Italie une belle variante d’époque baroque, La Volasfera, découverte par A. Borelli. Quant au XXe siècle, il se distingua en revanche par de médiocres compilations (Leo, Janduz, Hades) quand il ne s’agit pas de pures inventions (Charubel, Symboles sabians).

Notre livre, quant à lui, présente les listes traditionnelles du Calendrier thébain et de La Volasfera, restaurées à l’aide de notre théorie des « cartouches astrologiques » qui nous paraît enfin expliquer l’architecture des monomères. C’est la Sphère d’or.

MYRIAGENESIS

  1. LA GENERATION MULTIPLE
  2. La Myriagenèse, premier corpus de la Sphère barbarique, explore les degrés symboliques, ou monomères, activés par les planètes dans le cadre du zodiaque tropique. Le premier monomère du cycle est attaché au premier degré du cycle saisonnier, le degré 0 du signe du Bélier tropique ou Point vernal.

    Contrairement à l’astrologie grecque, fondée sur des astres réels et sur l’astronomie, la Sphère barbarique, d’origine égyptienne, fait appel à une astrologie symbolique, ou magique, représentant l’harmonie des Sphères, un Ordre céleste ou divin décrit par les 7 planètes et les 12 signes du zodiaque. De cet Ordre jaillit mystérieusement la génération multiple des Etres, ou Myriagenèse, représentant la ronde céleste des Ames ou des Idées cosmiques engendrées par le Logos, des Etres formant autant de Destins individuels symbolisés par les monomères du zodiaque.

    La Myriagenèse traduit l’engendrement éternel des Etres par le Logos, le développement indéfini de la Manifestation divine en cascades infinies de cycles cosmiques. La métaphysique orientale a exprimé cette idée dans l’Arithmétique sacrée par la génération symbolique des nombres et des polygones platoniciens. Il en ressort principalement deux ordres de Perfection : le Duodénaire, une totalité achevée de puissances passives et le Septénaire, un ordre parfait de principes créateurs.

    La Génération multiple des cycles célestes, où chaque cycle forme un Etre ou un Destin, en découle comme résultant de la fécondation cosmique des Puissances passives par les Principes créateurs, autrement dit par le déroulement cyclique du Septénaire planétaire dans le Duodénaire zodiacal. Ainsi apparaît au cœur de la Myriagenèse ce que nous avons appelé le Cycle cardinal, formé de 7 x 12 = 84 Etres ou Essences représentées par une « planète en signe », dont voici les premiers termes :

    , etc. [1]

    Déroulé le long du Cercle zodiacal, le Cycle cardinal engendre à son tour le Cycle majeur, formé de 7 x 360 = 2520 Essences représentant les 7 Cieux et les 7 Temps de l’ésotérisme oriental, symboles des Etats multiples de l’Etre [2] et de l’Hélice de vie parcourue par la ronde des Ames. Au total, l’épuisement du Cycle majeur produit les 2520 monomères formant la Sphère barbarique, dont seuls les 360 premiers sont rapportés par la tradition astrologique. Ainsi la connaissance de la Sphère barbarique demeure inachevée, son étude doit être poursuivie au-delà du Cercle zodiacal connu.

  3. L’ARCHITECTURE DE LA SPHERE BARBARIQUE
  4. Dans la tradition astrologique orientale classique, la Génération multiple consiste à dérouler l’Ordre chaldéen le long du cycle zodiacal, formant ainsi les décans. Toutefois cette vision s’avère fort insuffisante. En effet, l’analyse des monomères démontre qu’il convient en fait de remplacer l’Ordre chaldéen par le Cycle cardinal à chacun des niveaux hiérarchiques du cycle pour en donner une pleine explication.

    On distingue en effet dans le cercle zodiacal une cascade de niveaux explicatifs de plus en plus fin, allant du général au particulier, de l’arrière plan au premier plan, formant comme un paysage harmonieux ou une symphonie : d’abord le signe situé en arrière plan donne la tonalité générale. Viennent ensuite, de plus en plus proches et précis, le décan puis la quinte (ou demi-décan). Enfin, apparaît au premier plan explicatif le degré. Le tout forme des CARTOUCHES astrologiques, reproduisant le schéma explicatif des différents niveaux hiérarchiques subdivisant le Cycle zodiacal, dont l’association représente autant de séries d’images symboliques :

     –

     le Décan symbolique :

     [signe / décan]

     

     (2 niveaux)

     –

     la Quinte symbolique :

     [signe / décan / quinte]

     

     (3 niveaux)

     –

     le Degré symbolique :

     [signe / décan / quinte / degré]

     monomère

     (4 niveaux)

    Le cartouche ressemble à un mini-thème astrologique, dont l’interprétation peut se révéler fort complexe. En effet chaque niveau interne, formé à partir du Cycle cardinal, représente une « planète en signe » dignifiée, pérégrine ou débile, tandis que les différents niveaux du cartouche interagissent entre eux par aspects (sextile, trigone etc.) entre les signes zodiacaux de chacun.

    Par exemple, à propos du cartouche associé au degré 27 du Taureau, on dira que le degré « Soleil en Capricorne » est en sextile avec la quinte « Lune en Poissons » et en trigone avec le décan « Saturne en Vierge », lui-même en trigone au signe du Taureau. Tous les niveaux du cartouche, en bon aspect entre eux, forment un monomère harmonieux qui symbolise travail, calcul, organisation, succès et accumulation de bien par des moyens ou dans un milieu mystérieux décrit par la Lune en Poissons. La Volasfera voit dans ce monomère : « Un alchimiste au travail dans son laboratoire : il y a beaucoup d'or sur sa table », Degré de Succès, décrivant une « Nature supérieure, riche et influente, qui devra son succès à un travail opiniâtre et à une connaissance approfondie de l'invisible (déduction, inspiration, clairvoyance) ». Pour la petite histoire ce monomère a présidé à la fondation de la bourse de Wall Street...

    Ajoutons que La Volasfera introduit au niveau du degré un cycle complémentaire de 15 états qui colorent chaque degré d’une nuance bénéfique ou maléfique, lumineuse ou obscure. Appelé Cycle des Logos, il décrit les différentes phases du cycle par trois symboles + • ou – (croissant, culminant ou décroissant). L’interprétation du monomère en est rendu plus précise mais aussi plus complexe.

    On observera également que les images transmises par la tradition astrologique sont plus ou moins réussies selon la complexité du cartouche qu’elles expriment. Les possibilités de représentation sont infinies, une bonne image se doit d’être à la fois générale et adaptée. Et comme le monomère ne peut que conforter le thème de la nativité, à l’instar d’une révolution solaire, il arrive fréquemment que l’image traditionnelle n’en soit qu’un reflet lointain et qu’une image particulière se révèle mieux adaptée à la nativité étudiée. Aussi convient-il de ne pas trop observer « à la lettre » l’expression de l’image symbolique et d’analyser plutôt la symbolique astrologique de son cartouche afin d’en extraire la signification profonde.

    Pour finir, voici la représentation symbolique des vingt premiers monomères de La Volasfera :


  5. L’ASTROLOGIE DESCRIPTIVE
  6. Les symboles astrologiques se prêtent, comme on le sait, à la description des objets, des êtres vivants, des concepts et des situations (cf. l’astrologie horaire). De leur bonne maîtrise dépend la capacité à élaborer une image symbolique cohérente avec son cartouche.

    Un exemple suffira à illustrer cette question, celui du degré 15 du Bélier, dont le cartouche peut décrire une scène champêtre (Soleil en Taureau) et forestière, peut-être un étang dans une clairière (Soleil en Cancer), mais encore un jeune homme contemplatif (Soleil - Mercure en Cancer, logo masculin) qui marche en méditant un livre (Mercure en Cancer). Enfin le Soleil, répété dans son signe d’exaltation, son décan, son degré et son logo, invite à une scène lumineuse et chaleureuse. De fait, La Volasfera associe à ce degré l’image symbolique d’un « Jeune homme, un livre à la main, errant dans une clairière couverte des branches des arbres. Le soleil brille à travers les frondaisons et éclaire la figure de l’étudiant », Degré de Beauté passive.

  7. UNE TRADITION ALTEREE
  8. Tout astrologue, qui a un tant soit peu pratiqué les degrés symboliques, a été confronté à l’épineux problème de leur adéquation au profil astrologique de la nativité étudiée. A cela il y a plusieurs raisons – certaines ont été évoquées plus haut – dont la principale tient aux altérations historiques de la tradition astrologique, et plus précisément au déplacement des images symboliques hors de leur juste place, opéré au cours des siècles pour des raisons diverses.

    Ce problème, fondamental puisqu’il altère l’interprétation de la nativité, se résout par la comparaison de l’image symbolique avec son cartouche. Souvent l’image le reflète exactement, mais pas toujours. Dans ce cas, on retrouve l’image déplacée dans le voisinage immédiat du cartouche avec, pour conséquences, le déplacement collatéral des images voisines. Un reclassement fondé sur la correspondance des images avec les cartouches s’impose donc. En pratique cette analyse, parfois difficile, révèle des zones zodiacales fort sinistrées, comme la seconde moitié du signe du Taureau. Mais, au bout du compte, toutes les images peuvent être reclassées, sans doute ni résidu. Dans ce travail, l’apport de l’astrologie descriptive se révèle essentiel.

    Voici l’exemple des degrés 17 et 18 du Bélier, dont on découvre qu’ils ont été permutés.

    En effet, au cartouche 17 du Bélier , symbole de calcul et d’économie, la Volasfera associe une image d’Amitié et d’Affection : « Un homme et une femme, debout et se tenant la main en se regardant affectueusement ». Inversement elle fait correspondre au cartouche 18 du Bélier, , symbole de sociabilité et d’amitié, une image d’Acquisition et d’Avarice : « Homme vieux, habillé d’une robe simple et très usagée, portant deux sacs d’or nerveusement serrés contre sa poitrine ». A l’évidence, dans le premier cartouche, Mercure en Cancer et en Vierge figure les deux sacs d’or serrés nerveusement par un homme accumulant du bien (la Vierge est un signe de nervosité, Mercure en Vierge et en Cancer bien aspecté du Soleil en Taureau, un logo symbolisant commerce, concentration et accumulation). Par ailleurs, dans le second cartouche, la Lune en Balance associée à Mercure en Cancer illustre un couple (la Balance) se tenant par la main (Mercure), affectueusement (logo amical et bienveillant), une association pleine de riches promesses (Mercure trigone au Soleil en Taureau, la Lune maîtresse du décan et de la quinte). Cet exemple, véritable cas d’école, montre clairement la nécessité de permuter les images des degrés 17 et 18 du Bélier afin de rétablir la cohérence et le bon ordre des images symboliques.

    On peut encore démontrer à l’aide de la seule astrologie descriptive le déplacement du degré 17 de la Balance, dont le cartouche semble bien correspondre à l’image de La Volasfera « Un bloc carré de marbre où sont gravés un sceptre et une couronne », Degré de Gouvernement. En effet, le décan « Saturne en Scorpion » correspond au bloc carré de marbre ; la gravure au signe de la Vierge ; la couronne au Soleil et le sceptre au Logo (+ • •) associé au Soleil sextile à Saturne, un logo exprimant « Principes, élévation, concentration, ambition, ascension et domination ». La Balance associée au décan exprime un équilibre des pouvoirs entre la couronne et le sceptre. Quant à la quinte « Lune en Cancer », négligée dans cette description, elle est en revanche prise en compte dans le Calendrier thébain sous la forme « d'une ville ou d'un camp (militaire) ».

CLARA SIDERA

  1. LES ETOILES FIXES
  2. La Clara sidera, second corpus de la Sphère barbarique, décrit l’influence des étoiles dans le zodiaque. Traditionnellement, l’astrologie leur attribue une nature planétaire d’origine empirique. Pourtant nos travaux indiquent que celle-ci est clairement liée aux monomères, et plus précisément aux monomères du zodiaque sidéral activés par les étoiles fixes.

    Du fait du phénomène de la précession des équinoxes, les étoiles dérivent lentement par rapport au cycle des saisons, le zodiaque tropique opère une rotation complète par rapport au zodiaque sidéral en 26 000 ans, l’écart entre les origines des deux zodiaques, ou Ayanamsa, s’accroît d’un degré en 72 ans.

    Le problème est que l’origine du « Point vernal sidéral » est inconnue de l’astronomie et que l’Ayanamsa est déterminé empiriquement d’après des considérations ésotériques. Par suite, il semble impossible de calculer précisément la longitude sidérale d’une étoile et donc son monomère sidéral, partant l’influence astrologique que lui confère ce monomère.

    Pourtant, en se fondant sur les traditions ésotériques de l’Antiquité, qui ont donné naissance au concept de la « Grande année » et à l’attente messianique d’un homme providentiel venant renouveler le cycle des Temps [3], on peut situer cette origine autour du début de l’ère chrétienne, à quelques siècles près, et la valeur actuelle de l’Ayanamsa autour de 30°.

    A partir de là, un échantillon d’étoiles bien calibré, soumis à la précession des équinoxes, montre effectivement un maximum de correspondances entre la nature astrologique des étoiles et celle de leur monomère sidéral autour de l’année 140 avant notre ère, portant la valeur moyenne [4] de l’Ayanamsa à 29,7672° (base J2000.0), valeur qui permet de convertir la longitude tropique d’une étoile en sa longitude sidérale, dont on déduit le monomère de l’étoile.

  3. EXEMPLES
  4. Dans les exemples suivants, la latitude céleste et le mouvement propre de l’étoile sont pris en compte.

    Voici d’abord l'exemple de l’étoile Aldébaran, de longitude J2000.0 tropique 69°47’20’’ et de longitude sidérale 40°0’44’’ (Ayanamsa = 29,7767°) :

    • Aldebaran, à qui la tradition astrologique attribue « Ambition, énergie, conquête, autorité, gloire et richesse », occupe le degré sidéral 10 du Taureau. Son cartouche , ainsi décrit par la Sphère d’Or : « Roi en trône et en majesté, tenant un sceptre et un globe, des signes de richesse répandus autour de lui », Degré d’Autorité et d’Empire, signe une « Nature ambitieuse et énergique, avide de conquête et de gloire, étendant son autorité au loin ».

    Ensuite l’étoile Regulus, de longitude J2000.0 tropique 149°49’45’’ et de longitude sidérale 120°3’37’’ (Ayanamsa = 29,7689°) :

    • Regulus, pour qui la tradition rapporte « Esprit brillant et indépendant. Ambition, énergie, organisation. Elévation, pouvoir, commandement, règne, », active le degré sidéral 0 du Lion. Son cartouche , décrit par la Sphère d’Or par « Un lion dressé sur un rocher dans l’éclat du soleil levant » Degré de Victoire et de Dignité, désigne une « Nature énergique, confiante dans sa force, qui triomphera brutalement de ses ennemis et que l'audace, l'ambition et le mérite mettront au premier rang. Victoires et honneurs dans les entreprises, tendances tyranniques ».

    Puis l’étoile Antarès, de longitude J2000.0 tropique 249°45’43’’ et de longitude sidérale 220°0’9’’ (Ayanamsa = 29,7594°) :

    • Antarès, en qui la tradition voit un « Esprit lumineux et ambitieux. Stratégie, force, audace et vigilance dans les difficultés. Conflits violents, victoire, honneurs puis ruine » se situe dans le degré sidéral 10 du Scorpion. Son cartouche , figuré dans la Sphère d’Or par « Un aigle royal aux prises avec un scorpion. Dans le ciel, un soleil rouge paraît » Degré de Conflits risqués, signe un « Esprit lumineux et ambitieux, épris d’idéaux universels et de vastes desseins, aux prises avec de violents conflits contre lesquels il opposera force, audace, stratégie et vigilance. Victoires brillantes mais éphémères, suivies de revers de fortune ».

    Et l’étoile Fomalhaut, de longitude J2000.0 tropique 333°51’36’’ et de longitude sidérale 303°59’41’’ (Ayanamsa = 29,8653°) :

    • Fomalhaut, où la tradition voit « Fortune, renommée, chance. Force et diplomatie. Dignités, succès artistique », habite le degré sidéral 3 du Verseau. Son cartouche , figuré dans la Sphère d’Or par « Un officier ou un fonctionnaire vêtu comme un mandarin, avec une robe de fonction pourpre, or et bleue » Degré de Dignité, témoigne d’un « Tempérament guerrier et diplomate adroit, porté par un idéal généreux, promis à une fonction d’autorité et au succès par des moyens habiles, sachant concilier ou contourner ses adversaires pour mieux triompher. Poste de confiance, dignité élective, fonction d'Etat, succès artistique ».

    Enfin l’étoile Vega, de longitude J2000.0 tropique 285°18’56’’ et de longitude sidérale 255°41’19’’ (Ayanamsa = 29,6269°) :

    • Vega, dans laquelle la tradition astrologique voit « Richesse, renom, sens artistique. Optimisme, bienfaisance, sociabilité. Emotion, inspiration. Futilité, lascivité, débauche », occupe le degré sidéral 15 du Sagittaire. Son cartouche , ainsi décrit par la Sphère d’Or : «  Une femme allongée devant des coupes de vin et de fruits, entourée de joyeux convives dans un décor somptueux » Degré d’Inanité, signe d’une nature superficielle, s’agitant dans un milieu aisé mais futile, adonnée à des entreprises stériles sauf inspiration soudaine. Talents artistiques, agitation, inanité et gaspillage.

    Nous n’en dirons pas plus à ce sujet mais ces exemples se généralisent sans peine. On a donc ici la raison profonde de la nature astrologique des étoiles et la méthode astronomique pour en affiner le jugement.

CONCLUSION

La Sphère barbarique, qui traduit l’action universelle du Logos engendrant dans le Monde des myriades de cycles de vie comme autant de Destins individuels (ou monomères), paraît bien avoir livré son principal secret à travers la structure des Cartouches astrologiques et le double cycle, tropique et sidéral, des monomères.

Pour autant tout n’est pas éclairci, loin de là, des interrogations demeurent encore. La principale est le développement de la Sphère non pas sur 360° mais sur 7 x 360°, faisant ainsi apparaître un vaste ensemble de 252 décans, 504 quintes et 2520 monomères. Notre livre propose une méthode afin de les découvrir, mais l’investissement en temps et en moyens pour réaliser ce vaste projet est imposant.

Ce sera, espérons le, l’œuvre des prochaines générations à qui nous léguons notre travail et nos réflexions.

Robert GABRIEL

© Mai 2011 - Propriété exclusive de l'auteur




[1] On lit ces essences en observant les règles astrologiques classiques, « Mars dignifié en Bélier » ou « Saturne en chute en Bélier ». L’Ordre chaldéen est initié ici par la planète Mars, symbole de début de cycle.

[2] Voir le livre éponyme de René Guénon où est exposée la question des rapports de l'Unité et de la multiplicité.

[3] Voir le retour de l’âge d’or chanté par Virgile dans sa mystérieuse IVe églogue, analysé par l’historien J. Carcopino.

[4] En toute rigueur, il faut tenir compte de la latitude céleste des étoiles et de leur mouvement propre, parfois importants.


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